LE DÉSHERBAGE CHIMIQUE DE LA PÉPINIÈRE

Au cours des dernières années, la lutte chimique contre les mauvaises herbes dans les pépinières est devenue de plus en plus importante parce qu’elle réduit l’utilisation de main d’œuvre dans la lutte antiparasitaire, avec des résultats égaux ou supérieurs à ceux du sol.

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En effet, l’alternative au désherbage chimique est représentée, dans le passé et dans le présent, principalement par le travail du sol, manuel ou mécanique, ce dernier basé principalement sur l’utilisation de motoculteurs et motobineuses. Cependant, dans une perspective moderne de lutte intégrée contre les mauvaises herbes, la condition optimale est fournie par l’intégration des deux systèmes de lutte antiparasitaire : chimique et manuel-mécanique. Une bonne utilisation des deux méthodes de contrôle fournit au fil du temps une certitude de résultats que les deux, pris individuellement, ne sont pas en mesure de garantir, sauf avec une grande dépense de temps et / ou de capital.

Un modèle de désherbant intégré qui peut être appliqué dans une pépinière peut être le suivant :

1) intervention chimique en janvier-février avec des produits résiduels (anti-germinaux) éventuellement associés à un herbicide foliaire (contact ou translocation) pour éliminer la flore infestante présente au moment du traitement ;

2) intervention chimique possible en mai-juin avec des herbicides foliaires pour la translocation ;

3) le travail manuel ou mécanique du sol pendant le reste de la saison.

La première intervention vise à prévenir le développement des mauvaises herbes au printemps, lorsque la main-d’œuvre de la pépinière est engagée dans d’autres travaux. Il est également possible d’anticiper la période automnale, mais il y a un risque qu’au printemps l’efficacité du désherbage soit très réduite. La seconde, mai-juin, est nécessaire si des mauvaises herbes vivaces qui ne sont pas sensibles aux produits anti-germinaux couramment utilisés dans les pépinières (par exemple Convolvulus, Equisetum, Cirsium, Artemisia, etc…) se développent. Par la suite, il est conseillé de ne poursuivre que le travail, en tenant compte également de leur effet positif sur la teneur en eau du sol.